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Guinée : Qu’est ce qui est arrivé à notre Kaléta nationale ? L’électricité se fait rare !

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©Crédit photo: lenergeek.com

L’oiseau rare qu’on croyait avoir retrouvé depuis juin dernier, est en cavale depuis 72h déjà sans laisser de nouvelles. Le constat qu’il revient en toute clandestinité tard dans la nuit pour picorer quelques grains et repartir dès les premières lueurs du jour. Me comprendra qui pourra !

Décryptage :

Kaléta est le nom du barrage hydroélectrique construit en Guinée par une firme chinoise du secteur. Ce barrage fournit officiellement depuis juin dernier 240 MW d’électricité à la Capitale Guinéenne Conakry et certaines villes environnantes. Ce qui a nettement amélioré la desserte en électricité dans les foyers. Le lancement de ce barrage a été salué par la population guinéenne de tout bord politique et a fait naitre un espoir de décollage économique au sein de la classe entrepreneuriale. D’ailleurs je peux affirmer que le Président Alpha Condé doit à cette même infrastructure sa réélection lors l’élection présidentielle d’octobre dernier car elle a été le point d’appui de sa campagne, d’où est né le slogan Akâfo Akâké (Il a dit, il a fait).

Si Kaléta n’a pas tenu tête au mois de mars ( (un des mois les plus chaud en Guinée), le courant électrique se fait rare ces derniers jours dans certains quartiers de Conakry, des citoyens affirment même n’être point surpris. Les arguments avancés sont de dire que le produit chinois n’a de garantie que  l’équivalent de ta fortune et d’ajouter le président Condé est un fin politicien qui passe par tous les moyens pour aboutir à ses fins qui étaient d’exercer deux (2) mandatures à la tête de la Guinée.

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Ebola: La fin du match en Guinée , Les leçons à tirer

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Crédit photo ©: Ousmane Diallo - Alhousseine Fadiga

Officiellement l’OMS siffle la fin du match contre Ebola.
EBOLA, nous n’en voulons plus pareilles épidémies
.

Depuis 2 ans, les trois 3 pays d’Afrique de l’Ouest notamment la Guinée, le Libéria et la sierra Léone fesaient face à une épidémie à fièvre Ebola sans précédent, la plus grave de l’histoire de la sous région, avec un bilan qui fait froid au dos, plus de 27.000 cas et plus de 11.000 personnes n’ayant pas survécu. Nombreux de ces victimes ont laissé derrière eux des familles meurtries et d’orphelins sans repères.

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Guinée: La politique change avec les hommes, la règle après l’échec.

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Manifestation politique à Conakry

À l’approche de la présidentielle du 11 Octobre, le monde politique Guinéen est en plein bouleversement. Les amis d’hier se prennent congé et mettent les intérêts en avant et les égos de côté comme l’enseigne la politique “Pas d’idéologies, mais des intérêts à défendre à tous les coups“. Les blocs politiques s’effritent et  obéissant à la loi de la chimie qui dit «Rien ne se perd, rien ne se crée, tous se transforment».

Au fil de l’exercice du pouvoir, il s’est formé différents bords, les frustrés, les insatisfaits, les indécis. Ainsi, chacun change de vestes selon les degrés de ses humeurs et embrasse une nouvelle direction. Les alliances qui hier luttaient pour une même cause ont volé en éclat en raison des intérêts, sans pour autant mésurer la portée de leurs actions.

Le plus étonnant nous vient du monde de la presse. Une poignée de journal(eux)istes s’est démarquée de leurs confrères qui se devrait être du côté de la société civile pour consolider ses actions, s’érige en mouvement de soutien du président sortant s’ajoutant à la multitude de groupuscules de soutien. Les opinions  politiques gagnent les convictions citoyennes qui devaient être les siennes.

Quant à la campagne électorale, elle mobilise du monde même dans des zones réputées et considérées défavorables. À l’inverse de 2010, une prise de conscience et une évolution des mentalités sont à saluer du côté des citoyens « On accueille tout le monde et on prend tous les dons; mais on sait pour qui voter le jour de l’élection».

On note encore moins d’incident par rapport aux dernières présidentielles et si tout continue comme tel on dira que les Guinéens évoluent bien à l’école de la Démocratie.

Diallo Ousmane

Ousmane Diallo

Qui sont ces sexagénaires de Conakry ? Sur les traces du Vieux Massamba.

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Circulation routière à Conakry

Dans la capitale Guinéenne Conakry , vivent ces sexagénaires (appelé elhadj) qui profitent de la fortune de leur progéniture le plus souvent appelé des « diaspos » (aventurier vivant en occident) . Dans l’optique de satisfaire leur parent , ces diaspos les amènent vivre dans la capitale pour dit-on se reposer . Dans un villa bien meublé et munis de grosses cylindrées ces sexagénaires vivent comme des véritables fils à papa et reçoivent régulièrement des billets verts pour exocyter très loin toute période de vache maigre (Galère) . Mais , Vieillesse n’est pas toujours synonyme de sagesse ; si leurs camarades d’âges ont pour routine la fréquentation des lieux de cultes et les affaires sociales dans les familles ; Ces viels-hommes eux profitent de la vie et vivent comme des gamins à la fleure de l’âge. Allons sur les pas du vieux Massamba* (nom d’emprunt d’un vieux sexagénaire ).
Vieux Massamba sillonne la ville en longueur de journée habillé en Bazin dernier cris (le plus cher) et profitant de la casse tête du matin pour trouver des moyens de déplacement, il chemine derrière des grosses fesses , déposant les unes à leur boulot , les autres dans des écoles , il ramasse des numéros de téléphones ça et là qu’il rechargera forcément pour profiter d’une minute de communication avec la princesse à la beauté artificielle , À commencer par une tignasse ramassée de vil prix à Bordeaux (marché de Madina) , Faux Ongles posés , Sourcils artificiels , haut talons , Poudrée jusqu’aux os et logée dans un collant ou une jupette à couleur attirante , parfumée de diverses saveurs , il ya de quoi à attirer un coureur de jupon au regard blin-blin . Massamba* ne fait jamais monté un homme dans sa voiture. À l’intérieur de sa voiture , de la douce mélodie tourne en rond , les pars-brises hermétiquement fermés , des climatiseurs toujours en marche , des déodorants sentent de partout , des ornéments de toutes sortes de fleurs étalés pour attirer les diablesses fabriquées de Conakry. Pour saper les esprits il se promène toujours avec un chapelet dont lui seul saurait les incantations.
Vieux Massamba* toujours à la quête du gibier (femme) semble être prêt à tout à commencer par transferer du crédit téléphonique à des gamines , des bijoux de valeurs que les cou de ses femmes ne connaîtront jamais et autres articles divers…. Massamba* n’aime pas du tout la défaite donc ne rentre jamais bredouille et use de toutes ses forces et se plie à toutes les règles pour assouvir ces besoins , réalisant un véritable parcours de combattants tant pis pour son honneur et bienvenue aux cortèges de malheurs .

Massamba = Nom pris au hasard pour la description. 
Posté par Fouta224

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Quelle solution d’urgence pour une sortie de crise en Guinée ?

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Scène de violence à Conakry

Depuis Quelques semaines, la Guinée est en ébullition par des manifestations dans les rues à Conakry suivies d’affrontements entre militants d’opposition et forces de l’ordre. À l’arrivé,  plusieurs morts , des blessés dont certains handicapés à vie et des dégâts matériels importants. L’application de la force est elle la solution à la situation ? La violence a toujours été le principal recours de l’État en Guinée devant toutes forme d’opposition depuis le premier régime à nos jours et cela n’a guère servie de leçon malgré les pertes que cela engendrent tant en ressources humaines qu’en ressources économiques.
Pour rappel , l’opposition Guinéenne dénonce le calendrier électoral prévoyant la tenue de l’élection présidentielle en Octobre prochain et les élections Communales en 2016 et Elle réclame notamment l’organisation de l’élection communale avant celle présidentielles pour motif que les élus ont été remplacé par des délégations spéciales nommées par les autorités. Tirant les leçons des dialogues précédents de 2013 et 2014, l’opposition ne veut plus se faire rouler dans la farine une Nième fois et n’entend plus aller à un dialogue sans des garanties que les conclusions de celui-ci seront appliquées.
La main tendue du pouvoir est elle sincère ? Depuis la première manifestation le pouvoir appelle au dialogue autour de la table sans préalable mais rien ne l’assure d’autant plus que les exactions contre les citoyens supposés appartenir à l’opposition continuent , les arrestations, les incursions dans les domiciles même si l’État est orgueilleux et detient le monopole de la violence. À ce stade quelle peut être la solution ? N’ayant rien à gagner dans l’instabilité, et le pouvoir et l’opposition doivent  mettre l’intérêt national en avant et préserver la paix. La première personnalité du pays doit prendre ses responsabilités et limoger certains ministres à défaut de dissoudre le gouvernement pour leurs faire payés le prix de leur incapacité amenant à ce blocus. Ramener les uns et les autres à la raison et organiser un dialogue sincère qu’il va lui même présider. L’intérêt de la Guinée avant tout !

Posté par fouta224

Guinée où en sommes nous ? Retropédalage !

La forte polarisation du débat politique, les contradictions et la bipolarisation internes de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le faible niveau d’application du code de bonne conduite entre les principaux partis politiques, l’absence du cadre de concertation entre les acteurs politiques, le faible poids de des institutions , le culte de la personnalité sont des facteurs qui augmentent incessamment les risques de conflit Guinée à l’approche des élections. Par ailleurs, l’Accord politique signé, sous l’égide des Nations Unies, entre l’opposition et la mouvance présidentielle constituait un facteur crucial favorisant l’organisation d’élections crédibles transparentes et acceptées de tous. Cet Accord avait résolu les contradictions essentielles entre le pouvoir et l’opposition autour de la période fixée pour la tenue des élections communales, le choix de l’Opérateur de Saisie, la révision du fichier électoral , le respect des mandats des différents acteurs et institutions,créant ainsi les conditions pour la paix, l’unité nationale et la stabilité politique. Malgré la signature de cet Accord, les manifestations et les  violences n’ont pas pu être évitées  du fait de la non exécution des conclusions du dialogue notamment la ténue des élections locales avant celle présidentielle, confirmant ainsi la fragilité du pays et l’existence de tensions sociales latentes entrenues par les invectives entre militants dans les émissions radio . Que chaque camp surmonte ses égos et oeuvre pour la préservation de la paix et de quiétude pour l’épanouissement du Guinéen !

Posté par la Redaction de fouta224

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